Une vie nouvelle qui...
... continue en 2008 !
 

Pour quoi ce titre qui n'est pas une erreur !
La Vie est un perpétuel recommencement.
C'est pour cela que l'on dort la nuit et le jour... on invente, on réalise, on travail.
A trois ou quatre ans j'avais déjà ma propre Formula One !

A 19 ans c'est ma première course de côte et mes premiers autographes !!!

Un moteur, un volant, des pédales, une tenue de cap, d'assiète, maitriser la vitesse, pureté de la trajectoire, écouter la musique de l'échappement.
Un gros moteur, la finesse des réglages, l'ingéniosité des systèmes, voilà un nombre incalculable de chalenges à mixer pour conduire une bête de course.
Dire que j'ai commencé avec ce panel serait faux.
J'ai fait ma première course, une course de côte à Waemars-Cappel avec ma première auto,
une Renault R8 de 956 cc !
Non content de "courir" comme Papa en Tourisme",
il a fallu que je commence dans une série Spéciale - Groupe 5 :
Echappement libre, jantes larges de 6 pouces, ressorts courts*, culasse rabotée, passage de roues élargis... et je me suis fabriqué une ceinture de sécurité... ! débile !, à voire !
Pour l'occasion, un comble et un sacrilège, j'avais été chez un copain pour peindre la voiture (gris métal à l'origine) en bleu ciel très particulier et quelques touches d'orange par-ci, par là.
 
33ème au scratch, 3ème de Groupe et second de classe. Assez content et fier de mon boulot !
Dans la foulée, je m'inscris au Flandre-Hainaut sur Renault R8 Gordini le 16 novembre 1968,
tourisme de série ; 22ème au général, 7ème/28 de Groupe, 1er de Classe/13.
Bons débuts, ça plane pour moi !

Stage à Antibes Janvier 1969, sur Alfa 2000 GTV. La voiture est lourde, les journées fatigantes, l'équipier malade, le classement décevant, l'ambiance ne me convient pas. C'est pas mon pays.

Je me ressaisis en février "aux Routes du Nord" sur Gordini.
J'ose pas y croire, tant l'équipe est bonne.
Mais la voiture ne rend pas assez ce que je lui demande... De plus, ce n'est pas la mienne !
Le mauvais temps s'en mèle. La neige va décourager plus de la moitié des participants.
A un contrôle de passage, Philippe et moi monyons les 4 pneus neige cloutés
qui vont faire la différence.
On arrive à la Foire de Lille avec une heure de pénalisation, mais le parc fermé est quasiment vide !
En effet, sur 90 équipages engagés, nous ne sommes que 22 à terminer le rallye !
Nous terminons aux places d'honneur en National et j'ai attrapé une bonne angine.
3 coupes de plus sur mes étagères.
Toujours avec Philippe, la pèche avec sa R8 Gordini, au Rallye de Chauny malgré un début d'incendie à cause du cendrier plein de mégots ! Les fils électriques des phares anti-brouillards, mals fixés s'usent sur les coulisses.
On repart sans lumières d'appoint. Je suis toujours au volant. Philippe a un léger handicape qui le fatigue et plombe les chronos. Quel ami ! Quelle confiance en moi.
On se paye la 9ème place au scratch sur 125 participants, 1er de groupe, 1er de classe.
ça baigne comme l'on dira dans les années 2000 !
J'enchaîne avec Toto, mon petit Frère sur ma nouvelle Voiture.
Une Renault 8S groupe 2 que j'améliore avec des astuces pertinentes.
J'ai cent chevaux sous le capot avec un petit moteur de 1.100 cc.
J'espère arriver à me classer correctement dans ma catégorie
car les "clients" sont équipés de NSU 1000 TT et 1000 TTS, des bombes !
Ma bagnole crache le feu de Dieu ! Je lui ai donné un échappement de course à ma façon, qui arrache...
Le moteur assez poussé (!) devrait résister quelques milliers de kilomètres.
Je l'engage au Rallye du Touquet que je fais pour la 2ème fois.
Je coule une bielle en arrivant au contrôle technique ! Je répare, je regagne le parc fermé.
Comme d'habitude j'ai tout préparé, j'ai pas le moral puisqu'il est dans les talons.
Beaucoup de dépenses, pas beaucoup de rentrées d'argent !
Tout seul pour assumer la voiture, l'intendence, le financement.
Combien de temps cela va-t-il durer ? Tant pis, j'attaque, je me pique au jeu !
De plus, mon copain qui fait l'assistance a une fièvre de cheval. Heureusement il s'est soigné,
mais n'est pas totalement guéri. La fièvre est tombée mais le cheval est toujours là !
Kilomètre après kilomètre, la course semble bonne. Les pilotes avec qui je converse aux contrôles et avant les "spéciales" trouvent le rallye éprouvant. Il y a beaucoup d'abandons : fatigue, erreurs de navigation, sortie de route.... Les résultats sont comme il faut malgré une nouvelle bielle coulée à la fin du rallye.
Je veux quand même aller au bout et je passe la ligne d'arrivée : cassée pour cassée... On arrive au bout !
Le score est très honorable et je rentre à la maison satisfait.

63/112 au scratch, 26/41 en Groupe et 4ème/15 en classe.
Au Touquet, les "Clients" sont costauds... Ils viennent des "quatre coins de l'hexagone"
comme disent les meilleurs journalistes. Je m'en tire bien !
Bagare verbale avec le concessionnaire de St-Omer qui ne veut pas reconnaître son erreur
quant à la fourniture de mauvais coussinets de bielle et de paliers.
Renault (Compétition) en fin de compte, me dédommage totalement.
Manque de chance une nouvelle fois,
Je pète ma bagnole à cause d'un pauvre abruti qui me coupe la route.
Je m'en sort bien. La voiture est foutue et part à la casse.
 
Quand j'y pense, heureusement que j'avais mon harnais 3 points !!!...
 
Mais faut continuer. J'ai des sponsors qui ont confiance.
 
Pour finir la saison, ma mère me prête son auto, une AutoBianchi "Primula".
Elle ne marche pas trop mal, mais c'est pas pareil. Son comportement est celui d'une traction avant.
Elle n'a pas de chevaux, ou seulement 80. C'est dur mais j'en veux!
Andernach-Nûrburgring- St-Amand-les-Eaux. J'ai le sourire.
Je travaille à Calais et crée le C.A.R. alias Calais Auto Racing. Pleins de Potes et d'amis.
J'ai une vraie assistance. Heureusement car les problèmes se multiplient au fil des kilomètres.
L'alternateur est naze. A chaque contrôle on me change la batterie et je roule en veilleuses avec mon bon copain Bernard Coëtmeur qui m'attend au bout de chaque spéciale pour m'ammener à la prochaine.
Au scratch c'est le top, il y a tellement d'abandons que je m'en sors bien :
54/110 au Scratch, 15ème de groupe, 7ème de classe.
Toujours avec l'Autobianchi, préparée par Citroën Calais cette fois (nouveau distrubuteur Autobianchi pour la France), j'attaque 1970 par les Routes du Nord. Citroën assure mes arrières ainsi que Total et Michelin.
37ème /160 !!!! au Scratch, 11ème de Groupe, 2ème de Classe en Groupe 1.
La gloire avec ma Primula, enfin celle de Maman !
C'était l'époque des R8 Gordini, des Alpine 1300 S des NSU 1000TT et 1000 TTS
et malgré 50 à 70 chevaux de moins, je me classais parmi les meilleures de ces "Bêtes de Course" avec une auto que tout le monde a remarqué. On en parle encore !
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