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A 19 ans c'est ma
première course de côte et mes premiers
autographes !!!
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- Un moteur, un volant, des pédales,
une tenue de cap, d'assiète, maitriser la
vitesse, pureté de la trajectoire,
écouter la musique de l'échappement.
- Un gros moteur, la finesse des
réglages, l'ingéniosité des
systèmes, voilà un nombre incalculable
de chalenges à mixer pour conduire une
bête de course.
- Dire que j'ai commencé avec ce
panel serait faux.
- J'ai fait ma première course, une
course de côte à Waemars-Cappel avec ma
première auto,
- une Renault R8 de 956 cc !
- Non content de "courir" comme Papa en
Tourisme",
- il a fallu que je commence dans une
série Spéciale - Groupe 5 :
- Echappement libre, jantes larges de 6
pouces, ressorts courts*, culasse rabotée,
passage de roues élargis... et je me suis
fabriqué une ceinture de
sécurité... ! débile !, à
voire !
- Pour l'occasion, un comble et un
sacrilège, j'avais été chez un
copain pour peindre la voiture (gris métal
à l'origine) en bleu ciel très
particulier et quelques touches d'orange par-ci, par
là.
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- 33ème au scratch, 3ème de
Groupe et second de classe. Assez content et fier de
mon boulot !
- Dans la foulée, je m'inscris au
Flandre-Hainaut sur Renault R8 Gordini le 16 novembre
1968,
- tourisme de série ; 22ème au
général, 7ème/28 de Groupe, 1er
de Classe/13.
- Bons débuts, ça plane pour
moi !
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Stage à Antibes Janvier 1969, sur Alfa
2000 GTV. La voiture est lourde, les journées
fatigantes, l'équipier malade, le classement
décevant, l'ambiance ne me convient pas. C'est pas
mon pays.
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- Je me ressaisis en février "aux
Routes du Nord" sur Gordini.
- J'ose pas y croire, tant l'équipe
est bonne.
- Mais la voiture ne rend pas assez ce que
je lui demande... De plus, ce n'est pas la mienne !
- Le mauvais temps s'en mèle. La
neige va décourager plus de la moitié
des participants.
- A un contrôle de passage, Philippe
et moi monyons les 4 pneus neige cloutés
- qui vont faire la différence.
- On arrive à la Foire de Lille avec
une heure de pénalisation, mais le parc
fermé est quasiment vide !
- En effet, sur 90 équipages
engagés, nous ne sommes que 22 à
terminer le rallye !
- Nous terminons aux places d'honneur en
National et j'ai attrapé une bonne angine.
- 3 coupes de plus sur mes
étagères.
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- Toujours avec Philippe, la pèche avec sa R8
Gordini, au Rallye de Chauny malgré un
début d'incendie à cause du cendrier
plein de mégots ! Les fils électriques
des phares anti-brouillards, mals fixés s'usent
sur les coulisses.
- On repart sans lumières d'appoint. Je suis
toujours au volant. Philippe a un léger
handicape qui le fatigue et plombe les chronos. Quel
ami ! Quelle confiance en moi.
- On se paye la 9ème place au scratch sur 125
participants, 1er de groupe, 1er de classe.
- ça baigne comme l'on dira dans les
années 2000 !
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- J'enchaîne avec Toto, mon petit
Frère sur ma nouvelle Voiture.
- Une Renault 8S groupe 2 que
j'améliore avec des astuces pertinentes.
- J'ai cent chevaux sous le capot avec un
petit moteur de 1.100 cc.
- J'espère arriver à me
classer correctement dans ma catégorie
- car les "clients" sont
équipés de NSU 1000 TT et 1000 TTS, des
bombes !
- Ma bagnole crache le feu de Dieu ! Je lui
ai donné un échappement de course
à ma façon, qui arrache...
- Le moteur assez poussé (!) devrait
résister quelques milliers de
kilomètres.
- Je l'engage au Rallye du Touquet que je
fais pour la 2ème fois.
- Je coule une bielle en arrivant au
contrôle technique ! Je répare, je
regagne le parc fermé.
- Comme d'habitude j'ai tout
préparé, j'ai pas le moral puisqu'il est
dans les talons.
- Beaucoup de dépenses, pas beaucoup
de rentrées d'argent !
- Tout seul pour assumer la voiture,
l'intendence, le financement.
- Combien de temps cela va-t-il durer ? Tant
pis, j'attaque, je me pique au jeu !
- De plus, mon copain qui fait l'assistance
a une fièvre de cheval. Heureusement il s'est
soigné,
- mais n'est pas totalement guéri. La
fièvre est tombée mais le cheval est
toujours là !
- Kilomètre après
kilomètre, la course semble bonne. Les pilotes
avec qui je converse aux contrôles et avant les
"spéciales" trouvent le rallye
éprouvant. Il y a beaucoup d'abandons :
fatigue, erreurs de navigation, sortie de route....
Les résultats sont comme il faut malgré
une nouvelle bielle coulée à la fin du
rallye.
- Je veux quand même aller au bout et
je passe la ligne d'arrivée : cassée
pour cassée... On arrive au bout !
- Le score est très honorable et je
rentre à la maison satisfait.
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- 63/112 au scratch, 26/41 en Groupe et
4ème/15 en classe.
- Au Touquet, les "Clients" sont costauds...
Ils viennent des "quatre coins de l'hexagone"
- comme disent les meilleurs journalistes.
Je m'en tire bien !
- Bagare verbale avec le concessionnaire de
St-Omer qui ne veut pas reconnaître son erreur
- quant à la fourniture de mauvais
coussinets de bielle et de paliers.
- Renault (Compétition) en fin de
compte, me dédommage totalement.
- Manque de chance une nouvelle fois,
- Je pète ma bagnole à cause
d'un pauvre abruti qui me coupe la route.
- Je m'en sort bien. La voiture est foutue
et part à la casse.
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- Quand j'y pense, heureusement que j'avais
mon harnais 3 points !!!...
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- Mais faut continuer. J'ai des sponsors qui
ont confiance.
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- Pour finir la saison, ma mère me
prête son auto, une AutoBianchi "Primula".
- Elle ne marche pas trop mal, mais c'est
pas pareil. Son comportement est celui d'une traction
avant.
- Elle n'a pas de chevaux, ou seulement 80.
C'est dur mais j'en veux!
- Andernach-Nûrburgring-
St-Amand-les-Eaux. J'ai le sourire.
- Je travaille à Calais et
crée le C.A.R. alias Calais Auto Racing. Pleins
de Potes et d'amis.
- J'ai une vraie assistance. Heureusement
car les problèmes se multiplient au fil des
kilomètres.
- L'alternateur est naze. A chaque
contrôle on me change la batterie et je roule en
veilleuses avec mon bon copain Bernard Coëtmeur
qui m'attend au bout de chaque spéciale pour
m'ammener à la prochaine.
- Au scratch c'est le top, il y a tellement
d'abandons que je m'en sors bien :
- 54/110 au Scratch, 15ème de groupe,
7ème de classe.
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- Toujours avec l'Autobianchi,
préparée par Citroën Calais cette
fois (nouveau distrubuteur Autobianchi pour la
France), j'attaque 1970 par les Routes du Nord.
Citroën assure mes arrières ainsi que
Total et Michelin.
- 37ème /160 !!!! au Scratch,
11ème de Groupe, 2ème de Classe en
Groupe 1.
- La gloire avec ma Primula, enfin celle de
Maman !
- C'était l'époque des R8
Gordini, des Alpine 1300 S des NSU 1000TT et 1000 TTS
- et malgré 50 à 70 chevaux de
moins, je me classais parmi les meilleures de ces
"Bêtes de Course" avec une auto que tout le
monde a remarqué. On en parle encore !
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