Ce matin, c'est un temps à rester au lit, dit-on...
Installé devant mon Mac, je regarde par les baies de ma TWR/GQG !
A la VHF, silence radio et pas un bruit dehors,
le ciel est uniformément gris et touche le sol gelé confirmé par ma station MTO.
Température : -0,1..., pression 1016 hPa.
C'est une bonne raison pour moi de ne pas rester au plumes.
Je bucheronne 1 demi arbre, fends les bûches, les stocke. (Pour le feu ce soir).
Le travail fini, je remonte dans ma TWR et à nouveau mes yeux se perdent
dans le gris du ciel ainsi que mes pensées.
Je me souviens ...
 
Que peut-on dire de cette année 2006 ?
Qu'elle ne fut pas extraordinaire côté météo ? Peut-être.
 
"De mon temps ou dans le temps", entendons nous dire par les plus vieux que moi,
"il faisait beau l'été et l'hiver il faisait froid, il y avait de la neige dès la Toussaint"...
 
Les dynausaures n'ont -ils pas été victimes du réchauffement de la terre ?
Très certainement à cause de l'effet de serre du aux industries de ce "temps-là" !
 
Mais y a-t-il souvent des années totalement idéales pour chacun de nous?
Tout comme vous, je ne le pense pas.
Par contre, tous les jours, on peut objectivement dénicher quelque chose de positif.
Et la vie si belle, vaut bien la peine d'être vécue surtout sous nos latitudes.
 

Voici donc, ma version 2006 des Bivouac-Cessna®.
Moteur !
 
 
- 1er/2 avril - C'est à Amiens avec le "dégommage de printemps"
que les voyages ont commencé.
En ce premier week-end d'avril, comme toujours, le soleil a rendez-vous avec "nous-autres".
L'air frais de ces belles journées printanières justifiait un bon pull et
d'un bon gros blouson de mitrailleur. Mais n'est-ce pas comme cela que l'on se sent vivre,
avec de l'air dans les poumons, un cornet de frites et une assiette de charcuterie
de terroir dans les mains, une bonne bière... "le petit café"... ;
Quoi de mieux tant qu'il y aura un homme pour nous recevoir si gentiment,
d'autant que l'on partage ce festival olphacto-gustatif avec des "vraiment bons copains".
 
Une bonne vingtaine de machines dont 2 "Flamand" se partageaient le parking
à côté d'une trentaine de voitures anciennes d'une incontestable qualité de restauration.
 
2 journées d'une sympathie toute picarde :
des hommes, des idées, une force concrète pour aller dans le même sens !
Ne serions-nous pas au "Picardie terrestre" ?
Mais tout n'est pas aussi simple ! Ce sont des hommes ou quelques bonnes âmes.
Toute l'année les mêmes passionnés, les même convaicus, ces mordus de l'aviation,
ces bénévoles généreux, organisent plusieurs manifestations conviviales
au succès incontestable. Malheureusement on ne déplore seulement que, si dans les clubs
ce sont toujours les mêmes qui se démènent pour organiser, manager, agir,
ce sont aussi toujours les mêmes qui se déplacent, voyagent, participent aux fly-in.
C'est aussi ceux-là qui font le succès des "Bivouac-Cessna®" ;
On n'y retrouve toujours que des hommes & des femmes forts, pleins de bonne volonté,
aimant s'envoler, confiants, vers une destination où un ami a préparé le gîte et le couvert.
 
En tout-cas, à Amiens c'est comme ça !
 
 
 
22 / 23 avril - Colmar : Un Bivouac-Cessna d'une grande importance.
Avril fut chaud, pas seulement au Portugal, mais à Colmar aussi.
Programmé depuis quelques mois, ce second Bivouac-Cessna (2006) encadré et managé par
Joëlle Gérard, Commandant de l'aéroport de Colmar-Houssen,
n'est pas passé inaperçu aux yeux de la population locale, française et européenne.
Toute la presse était au rendez-vous et attendait avec impatience
les commentaires venus de toute part.
La cerise sur ce Plateau d'exception fut l'arrivée à l'heure dite,
autant discréte qu'attendue, de Stéphane Mayer, PdG de la Socata !
Faut-il rappeler que ce terrain exceptionnel devait être fermé sur la seule
décision arbitraire et dictatoriale du maire de Colmar, Gilbert Meyer !
Mais grâce à de nombreuses manifestations musclées dont nous avons fait parti,
"l'affaire est provisoirement gelée".
(A ce jour, bien des boulversements se sont produits, et le terrain reste ouvert).
 
Joëlle Gérard. DGAC

J. Faulx et St. Mayer Socata
L'Allemagne était partenaire, tout comme le Grand Duché du Luxembourg, la Belgique,
et tous nos amis pilotes, piliers des Bivouac-Cessna et de l'AOPA, reprèsentant la France.
Certains sont venus de très loin juste pour poser les roues de leur machine,
serrer quelques mains, boire un petit jus et repartir avant midi...
Quelle belle amitié, quel élan pour soutenir notre aviation générale,
pour dire aussi à nos gouvernants, qu'ils n'ont pas le droit de décider seuls de notre sort,
de "nos" biens nationaux, de nous considérer comme portion congrue, citrons à presser.
Oui, nous étions là aussi et encore une fois pour dire au maire de Colmar,
notre énergique protestation
quant à sa volonté arbitraire et despotique de fermer "notre" aéroport de Colmar.

Voici la suite de ce Bivouac-Cessna, car nous ne sommes pas venus seulement pour manifester.
Notre but principal est de découvrir et faire découvrir à nos amis,
les merveilles d'une ville, d'un endroit, d'une région en utilisant
les infrastructures aéro-portuaires créées pour faire "relâche"
dans le même but aussi nécéssaire que vital qu'un port pour un plaisancier.
Ces infrastucture ne sont pas là pour y "crasher" notre fric.
Nous évoluons dans la troisième dimention, il nous faut des aérodromes !
 
Cette région de Colmar si bien désservie par son aéroport
est d'une richesse touristique fabuleuse
au même titre que Saumur pour les châteaux de la Loire par exemple.
 
Joëlle Gérard aidée d'Eric Janssonne - Reporter-Photographe,
nous avait minutieusement préparé un circuit de "charme" !
 
Tout d'abord, un superbe bus nous conduit dans les caves de Wolfberger
à quelques centaines de mètres de l'aéroport.
Wolfberger, très grosse entreprise familiale, est un négociant en vin d'Alsace.
Superbement conçues pour recevoir de nombreux visiteurs,
ses installations se composent non seulement de l'entreprise en elle même,
mais aussi un magasin design bien achalandé...
et pour suivre un cours complet d'oenologie avec moultes dégustations,
un amphithéatre digne du meilleur James Bond, est mis à la disposition des visiteurs.
Des Maîtres oenologues nous livrent leur savoir et
nous apprennent à déguster et reconnaître un vin...
Nous étions une bonne quarantaine à investir ce lieu sacré.
Et le miracle s'accomplit ; tout le monde en est sorti ennivré de pieuses résolutions !

Ce n'est pas tout.
Nous voilà remontés dans le car pour suivre la "Route des Vins" ! Et il y en a beaucoup...
... Des virages aussi... pour arriver la nuit tombée, au Château du Haut Koenigsbourg
où nous attendait un repas médiéval tout en finesse.
Dépaysement complet garanti.
Malgré l'ivresse du voyage dans le temps, l'heure avancée dans cette nuit magique,
le panorama ,sur la route du retour, nous a fait découvrir la vallée illuminée de tous ses feux.
Cette nuit claire, présageait un lendemain ensoleillé.
 
Effectivement le soleil nous attendait accroché à la voûte de ce ciel infatigablement bleu,
pour un départ à 10 heures vers Haguenau où nous attendait Henri.
En ce mois d'avril, nous brûlions sous le soleil de midi, la vie était belle,
tous les amis étaient là et comme des enfants bien sages,
nous papotions gentiment dans la file indienne qui nous conduisait au BBQ.
Quand je vous racontais les frites d'Amiens... Il y a les mêmes ici à Haguenau
accompagnant des saucisses de toutes sortes aux goûts très différents.
 

Pour ceux qui le souhaitaient, visite d'un fort de la Ligne Maginot : HATTEN.
Une expérience, un site, une page d'histoire très convainquante, boulversante !
Un livre vivant !
Pour nous y conduire : Henri, un amour de sympathique pilote et collectionneur d'avion,
s'est "transformé pour l'occasion" en chauffeur de mini bus,
ce qui, manifestement, n'est pas son boulot !...
L'expérience fut là aussi, extraordinaire...
et nous ne pourrons jamais oublier ces quelques kilomètres "ravageurs" !
Puis vers 16 heures, tout le monde s'en est allé, regagnant son chez soi.
Le temps se dégrada dans l'après midi et des orages mirent à mal la fin de ce voyage.
En définitive, tout le monde rentra à bon port plus ou moins facilement.
Ce que l'on retiendra de ce week-end, c'est qu'il fut exquis et...
... très, très fort.
 

- En Mai, fais ce qu'il te plait ! Rien ne fut plus faux en 2006...
 
- 6/7 mai St-ROMAIN-ALDERNEY
On part le matin, le temps n'est pas fameux.
Nuages bas, petits grains, passage d'éclaircies.
puis à mi-route, c'est la pluie jusqu'à St-Romain où l'on se pose sur les flotteurs.
Camille est déjà à quai et attache son Bellanca avec ses "tie-down".
Thierry nous attend comme prévu au lieu de récupérer un peu après un "aussi long voyage"
et deux semaines de baroud.
Thierry c'est un beau gars, bon et solide,
franchement inépuisable en ressources intelligentes et rationnelles,
comme chacun de nos amis possédant tout comme lui,
un caractère exceptionel, qui font d'eux une... Personnalité.
 

Affamés et transis, Thierry prend pitié de nous !
Malgré sa fatigue inavouée, il nous emmène déjeuner.
Il est déjà tard et à St-Romain, petit village normand, tout est fermé ce samedi.
Nous partons au Havre.
La ville est déserte... Une grande Brasserie nous ouvre ses portes.
Ouf !
Affamés (bis), nous nous régalons de flammekuches, quiches et de bieres bienfaisantes.
Personne dans les rues du Havre en ce samedi après-midi de déluge.
Rassasiés, nous retournons sur le terrain détrempé que nous connaissons depuis des années !!!
Nous sommes réchauffés et réconfortés grâce à ce bon ST-Martin-de-Thierry ou vice-versa.
 
Au Nom de Jésus, c'est le nom de notre hôtel.
Le maître des lieux est à un mariage, donc absent.
Il a confié à Thierry (encore lui) la clé de l'hôtel, les chambres sont réservées.
L'hôtel est à nous, St-Romain/sous/W.E. est à nous !
 
Après quelques messages, SmS sans réponse, nos savants calculs nous font lever le nez,
équarquiller les oreilles (radar) et espérer le 337 venant du sud/est.
Effectivement à l'heure supposée de nos calculs, le voilà.
Un passage bas pas exprès (la couche est si épaisse qu'une reconnaissance de terrain
s'impose à moins de 800 ft) et on reconnait de suite le bi-moteur de Jean-Chri et d'Annie.
 

Pour ne pas s'enfoncer dans le marais, le Push reste sur 2 moteurs.
Jean-Chri et Annie sont trempé dans leur T-Shirt respectif, pourtant l'avion est étanche :
C'est parce qu 'ils ont transpiré pour arriver jusqu'ici. MTO dégueu oblige !
Peu importe, Annie swingue déjà, trop contente de nous retrouver,
d'avoir voyagé en avion avec son Super-Jean-Chri.
Nous partons dans le station-wagon de Thierry, à l'hôtel et cherchons un restaurant ouvert.
Consternation, tout est clos. C'est samedi à St-Romain ! Ben voyons !
La fête continue pour Thierry... qui nous accueille chez lui avec amitié.
En passant, il commande des pizzas. Ensuite.. Nous envahissons son salon.
Sa ravissante épouse, Véronique, nous ouvre leur maison, en nous gratifiant
d'un sourire des plus chaleureux et amical. (Elle aussi rentre du baroud !)

Et c'est l'apéritif improvisé dans la maison du bon Dieu.
Au passage nous admirons, dans son atelier, les sculpures façonnées par Véronique.
De véritables chefs d'oeuvre.
 
Les pizzas sont dévorées, l'ambiance est familiale, et les histoires sont... d'aventures.
Tous autant que nous sommes, sommes fatigués.
Thierry refait une fois de plus la route pour nous ramener à St-Romain.
 
Dimanche matin à 9 heures pétantes, petit'déj copieux à l'hôtel.
Nous regagnons les machines. Le niveau d'eau n'a pas monté, le ciel se dégage.
Plusieurs sites MTO sont consultés, un prévisioniste interrogé.
Juste pendant quelques heures de répit, Alderney serait presque faisable.
En file indienne, nous rejoigons le seuil de la 06.
Le 172 décolle suivit du Push et c'est mon tour.
Nous laissons Camille sur le terrain, il repart pour Luxembourg au plus vite.
Là bas, ce n'est pas l'Eldorado, mais Niagara Falls.
A la queue leuleu, nous contactons et transitons Deauville à 1500 ft.
C'est brouillé, des stratus épars, de la brume partout dans le proche lointain,
des nuages au dessus, bref, c'est une accalmie entre deux perturbations.
 

Voilà Caen Carpiquet, à part nous, personne pendant tout ce vol.
Nous nous retrouvons devant une fatalité en consultant à nouveau la météo.
Ce n'est pas encore aujourd'hui que nous pourrons rallier Alderney.
Du coup, on refait les pleins, remontons dans nos avions.
Nous nous disons au revoir par l'intermédiaire de la TWR désoeuvrée.
Thierry veut tenter le coup et a déposé un plan de vol pour Alderney. Il décolle le premier.
Nous reprenons l'air, repassons Deauville et quittons cette belle région
qui ne nous a pas encore permis de la découvrir par beau temps deux jours de suite !!
La météo s'est dégradée au fil des milles nautiques à tel point que nous avons du faire
une escale de plusieurs heures à Abbeville. Finalement nous avons poursuivi notre vol
fort inconfortablement... !
L'arrivée sur le terrain de St-Omer/Wizernes à 400/500 ft fut plus que déplaisant !
Tant que nous avons la santé, nous pouvons espérer un pique-nique à Alderney.
L'année prochaine peut-être !
 

1 / St-INGLEVERT !
Nous ne l'avons reporté que 3 fois !!
Mais que dire quand le printemps est bien là (même dans notre grand'Nord)
et que tout le pays est cloué au sol par les intempéries !
 
La première fois c'est la bonne grosse tempête, des trombes d'eau, un vent hurlant, bestial !!!!
Nous* avons pris le Range et avons fait et avec Riri et Hadrien, une grande balade sur la côte,
sans sortir de la voiture, Impossible !.
 

2 / La seconde fois, nous avons repris le Range pour braver le brouillard
qui s'est enfin levé vers 15 heures et sommes allés bivouaquer sur le terrain.
Il n'y avait pas grand monde sauf nous, pas même une mouette IFR.

Nous avons profité de ces jours pour admirer mer et campagne dans toutes leurs splendeurs sauvages,
celles qui nous attirent inlassablement depuis la tendre enfance et qui nous donnent tant de bonheur
chaque fois que nous pouvons les regarder, s'y "ressourcer" comme on dit maintenant !
 
3 / Cette fois, c'est la bonne.
Claude & Simone sont arrivés à St-Omer avec F-GSBravo 2 fois.
Nous enfourchons F-BOJU pour rejoindre ING.
Les Souriceaux sont là pour plusieurs jours, ce qui rend le voyage moins fatigant et plus formidable...
Je suis en retraite et je profite de mes amis.
Une autre machine arrive ; 1 Cessna 172 motorisé par un Diesel Thielert-Centurion.
Enghien-Moisselle, un club qui bouge plus que les autres.

Athmosphère très amicale et enrichissement de nos connaissances.
Nos hôtes nous reçoivent comme d'habitude avec une grande et simple amitié qui met
en valeur de beaux sentiments à l'égard de ceux qui viennent leur dire bonjour.
 
*Quand je dis nous, c'est Marie-Françoise et moi
 
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